lundi 23 juillet 2007

Fest-noz en Tregor

Week-end en Armorique. Pas vraiment senti le réchauffement climatique.
J'ai été me faire doucher au fest-noz du Vieux Marché (ar C'houerc'had en breton). D'accord il pleuvait, d'accord c'était suite à une messe et une procession avec bannières et tout l'toutim (c'est ce qu'on m'a dit, je n'y étais pas) mais dame bondiou, c'est-y une raison pour qu'ils tirent la tronche comme s'ils avaient mal au bide quand ils dansent. Si je fais dans le sarcasme, je dirais que le breizhou est super concerné. Si je replace dans le contexte, c'est vrai qu'il s'agissait d'un week-end œcuménique inter religion* et que les personnes présentes passaient de la phase méditative à la phase festive. Et si je regarde la population qui était présente, il n'y avait que des plus de 50 ans ; comme dans les églises.
Tout ça explique sans doute l'ambiance.

En tous cas, pas facile d'entrer dans le cercle pour danser. Même les meneurs mettaient bien 20 secondes avant de choisir quels pas il fallait esquisser.
Au moins mes gamines auront entendu du biniou, de la bombarde... et des chansons tristes. Et du breton à la buvette. Ya.

Kenavo.

*Chaque année au mois de Juillet (dernier week-end), en Bretagne dans le petit village du Vieux-Marché se tient un pélérinage Islamo-Chrétien. [...] La légende des 7 dormants d'Ephèse. La seule légende qui existe dans les deux traditions. Alain Le Roux écrit dans son livre "Les Septs dormants d'Ephèse :" La légende des Sept dormants d'Ephèse est universelle, connue pratiquement dans le monde entier à part au nouveau monde. A base religieuse, elle a essaimé sous deux formes différentes: sous forme chrétienne au nord de la Méditerranée, sous forme islamique, musulmane, au sud et à l'est de la Méditerranée.(...) Deux religions monothéistes se sont emparées de cette légende pour en faire un culte: les musulmans dont le Coran comporte un chapitre qui lui est consacré, la sourate XVIII dite "la caverne"; il existe encore quelques lieux de culte islamique comme à Chenini de Tataouine en Tunisie, et les chrétiens dont, semble-t-il, aucun endroit de vénération n'existe plus de nos jours, sauf au Vieux-marché, en Bretagne, où les septs Saints Dormants d'Ephèse sont vénérés depuis des siècles au cours d'un Pardon breton et, depuis plus de quarante ans, au cours de pardon islamo-chrétien qui réunit chaque année des pélerins des deux confessions priant ensemble le même Dieu, en même temps et au même endroit." Le week-end est composé de conférences le samedi pendant la journée. Le soir, une messe est dite dans la chapelle des Septs Saints et est suivie d'une procession. La soirée se cloture par un grand feu sur la place du village. Le dimanche matin, une autre messe suivie de psalmodie du Coran à la fontaine.[...].
"Pélerinage islamo-chrétien par P. Berquin"

3 commentaires:

sandrine a dit…

toute mon enfance, "Malicorne" et compagnie. Maintenant je peux plus, ça me met le bourdon la chanson bretonne.

Dezertik Marsian a dit…

Malicorne, ce n'est pas (que) de la chanson bretonne.
C'est plutôt du folk influencé par la musique traditionnelle française, québécoise, la musique du Moyen-âge, la musique celtique...

C'que c'est qu'd'avoir des parents baba cool.

Dezertik Marsian a dit…

Je me souviens avoir lu quelque part une interview de François Hadji-Lazaro dans laquelle il disait avoir énormément écouté Malicorne dans sa jeunesse. Ses premiers amours musicaux, qui par la suite, l'auront finalement pas mal influencés.